Qui suis-je ?


Il ne m'est pas facile de répondre à cette question. Je préfère très largement mettre en avant la vie rocambolesque de mes personnages que d'étaler au grand public les détails de ma vie privée. C'est une question de prudence essentiellement, mais aussi de goût. 

Si toutefois, vous cherchez à en savoir un peu plus sur moi, je vous propose de lire cette interview décalée accordée par le magazine littéraire Guibouille Book en novembre 2015.


Qui suis-je ?
Après avoir grandi entre mer et montagnes, près de Perpignan, je me suis fixé à Chambéry, en Savoie, entre lac et montagnes. 39 ans, marié et père de deux enfants, je suis, vous l’aurez compris, très proche de la nature. J’adore ainsi partager des moments simples, en famille, lors de randonnées, au beau milieu de paysages à couper le souffle que l’on a la chance de pouvoir contempler à deux pas de chez nous.
Après une formation en sciences de l’environnement, je suis actuellement ingénieur territorial en transports publics et aménagements aux mobilités. J’apporte également mes compétences en matière d’aménagements en tant que responsable de la commission infrastructures de mon club de tennis.
Et alors, quand est-ce que je trouve le temps pour écrire, entre ma famille et mes nombreuses occupations ? Tout le temps ou presque ; dans ma tête en tout cas. Je couche ensuite sur le papier, le soir, tout ce qui le mérite : des situations particulières, des dialogues singulièrement intéressants, des détails qui pourraient coller avec mon roman… Attentif au rapport à l'autre, je suis très observateur et je note plein de détails.

Pourquoi est-ce que j'écris ?
J’écris pour de multiples raisons. 
La première est égoïste. Pardonnez-moi. J’écris parce que cela me fait du bien. Comme la chambre magmatique d’un volcan qui monte peu à peu en pression avant une éruption, des tonnes d’idées ou d’histoires tournent en permanence dans ma tête. Je libère ainsi la pression. C’est une sorte d’exutoire thérapeutique. Malheureusement, d’autres idées et d’autres histoires frappent à nouveau bien vite à la porte.
J’écris également pour faire passer des messages. Je suis très sensible aux dérives actuelles de la société moderne et me questionne beaucoup sur le mieux vivre ensemble dans un monde meilleur. Au-delà des histoires que je raconte, je cherche à faire réfléchir le lecteur sur des sujets comme la vie en société, le bonheur, l’éducation, les relations intergénérationnelles, la protection de l’environnement… Je me suis souvent demandé pourquoi j’écrivais. Depuis la parution de mon premier roman, « Renaissance », en septembre dernier, les commentaires élogieux que je reçois me donne une énergie folle pour continuer. Voici l’extrait d’un commentaire qu’un lecteur m’a récemment envoyé :
« … Je termine par un "aparté". Je suis plutôt "poète", et j'ai jadis eu la chance de présenter en public un recueil de poèmes lus par un acteur et une actrice de théâtre. Une aventure inoubliable. Parmi les questions posées par la suite, (était-ce dû à la fatigue ou à la surprise), une amie poétesse m'a désarçonné en me demandant : "pourquoi publier?" 
En ce qui concerne ton roman, la réponse à cette même question me semble plutôt aisée. Pour transmettre nos émotions, nos rêves, nos idées. Un "passage de témoin" au lecteur qui lui, s'en souviendra dans le cas bien improbable où l'auteur pourrait qui sait, lui, l'oublier... On écrit pour mille raisons, par besoin, par une sorte de nécessité dont on ignorera toujours la cause. Dans l'état actuel du monde, il est temps de publier ses utopies, seule manière d'avancer pour "en sortir". Ce que je viens de lire me fait penser à Baudelaire, et à ce vers "alchimique" qui n'a jamais été édité et que j'aime tant : "Tu m'as donné ta boue, et j'en ai fait de l'or." »
Enfin, j’écris également parce que ce moyen d’expression présente l’immense avantage de permettre de transmettre un message précis à un public large, au-delà des frontières, des générations et même du temps qui passe. 

Que m'inspire le mot « Écriture » ?

« Voyage », « Sadisme » et « Devenir meilleur ». Je m’explique :
« Voyage ». Ecrire est un moment à part. On est coupé de la réalité. C’est une parenthèse qui permet de s’échapper du quotidien. On créé un monde imaginaire que le lecteur va découvrir un peu plus tard.
« Sadisme ». On met au monde des personnages, on leur donne un nom et un prénom, on leur donne un caractère humain, un passé, un présent et un avenir, des enfants parfois même et, au final, on les plonge dans les pires situations imaginables et on voit comment ils peuvent tenter de s’en sortir. C’est un jeu terrible qui n’est permis que dans l’imaginaire. Fort heureusement.
« Devenir meilleur ». Ecrire rend meilleur à tout point de vue. On se cultive sur tel et tel sujet. On étudie le pour et le contre de chaque situation. On réfléchit à la morale d’une histoire. On fait travailler son imagination, son expression écrite ou encore sa capacité à aller au bout d’un projet très ambitieux que représente l’écriture d’un roman. Si le lecteur peut modestement profiter de tout ce travail et en ressortir également meilleur parce qu’il aura appris quelque chose ou évolué en bien de quelque manière que ce soit, je n’aurais pas totalement perdu mon temps. J’en serais même très honoré.

Depuis combien de temps est-ce que j'écris ?

J’écris depuis toujours et depuis peu. Lorsque j’y pense, j’ai toujours noté des bricoles sur un cahier. Je n’avais jamais vraiment tenté d’aller plus loin. Mon frère a récemment retrouvé dans de vieilles affaires un cahier dans lequel j’avais entrepris, jeune adolescent, l’écriture d’un roman resté inachevé.
Ecrire un roman a donc été relativement naturel. Trouver le temps nécessaire pour le faire a finalement été le facteur limitant. J’ai ainsi mis deux années pour écrire mon premier roman, « Renaissance ».

Où est-ce que je puise toutes mes idées ?
La vie de tous les jours est une source d’idées inépuisable. Quand on prend le temps d’observer les gens autour de nous, les situations que l’on rencontre tous ou encore les lieux dans lesquels on vit, tout est source d’inspiration.

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